Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /2009 07:07
Minuscule parenthèse, puisque qu'une joute inter-blog a été lancée depuis le QG des alter-mondialiste écolos vaselinés à l'Espoir, (voir sur marion.over-blog.org [attention, ".org" et non ".com"]) et que je ne supporterai jamais, de mon vivant, de ne pas avoir le dernier mot, fusse-t-il celui de la déraison.

Ma petite américano-latine en sucre. Tu veux sauver la banquise avec ton congélateur (même si, paradoxalement, endiguer le réchauffement de la planète avec un appareil qui pompe de l'électricité revient à éteindre un incendie avec une boite d'allumettes ; d'ailleurs j'aimerais bien connaître la consommation énergétique des usines de recyclage, juste pour rire un peu...) ? Tu as tout mon soutien, ne serait-ce que parce que je vivrais mal le fait d'adopter la position de celui qui regarde les autres bosser, tranquillement assis sur mon îlot, en me contentant de dire "mais c'que t'as l'air con mon pauvre ami, moi j'aurais pas fait comme ça, d'ailleurs regarde, je fais rien du tout"...

Ceux qui se battent pour le Mieux, en gardant dans un coin de leur tête qu'il n'ont aucune chance de réussite, forcent mon admiration. Et tu sais à quel point je t'admire.

Alors je gueule, je gueule, mais je m'en voudrais de casser l'ambiance. Allez, opération Sauvetage de l'Antarctique. Prépare le bateau, j'apporte les glaçons...
Par KEFK
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Lundi 15 décembre 2008 1 15 /12 /2008 00:03

Conversation entre Dieu et l'archange Gabriel (celui qui brûle mon esprit),
à la veille des 2009 èmes rencontres des créateurs à Roupin-en-Vexane.

"- T'as préparé ta démo pour demain, Dieu ?
- Y a rien à préparer, ça va être comme d'hab' : J'me pointe, je présente Adam et Eve, le Monde, avec les animaux et tout, deux/trois éclairs dans le ciel pour la mise en scène pyrotechnique, je dis que j'ai fait tout ça en 6 jours, et personne osera passer après moi, merci bibi, on remballe et je gagne par forfait.

- Je sais pas trop, il paraît que cette année y a du lourd quand même, faudrait p'têt prévoir un peu de concurrence.
- Comme la fois où tu m'as mis en garde contre le mec qu'avait inventé le paratonnerre et qui s'est cramé les poils des... jambes ? Comment il s'appelait déjà ?
- Claude françois.
- Pffff T'es con ! Naaaan sérieux tu t'fais d'la bile pour rien. J'vais les piler j'te dis. Aller va m'chercher les deux zozos. Et mets-moi des feuilles de vignes de rechange ! J'veux pas m'taper la honte sur le podium, tu sais bien qu'Adam est stressé en public.
"

Jour J. Roupin-en-Vexane. Présentation des inventions.
"- Alors voilà, Adam et Eve. Class, hein ? Adam je l'ai créé avec de la glaise. Si si, même les poils. Et Eve, bah avec un bout d'os d'Adam. Design à la fois complexe et épuré, avec un bras et une jambe de chaque côté, remarquez le parfait équilibre quand ils marchent. De plus j'ai prévu une autonomie de la reproduction des spécimens, puisque grâce à un habile système d'emboîtement, ils peuvent se créer entre eux, presque à volonté. Des questions ?
....................
(j'm'en doute que vous êtes sur le cul, bande de nazbroques...)

Un bras se lève au fond. Haussement de sourcil étonné de la part de Dieu.

- Heuuuuu oui ? Monsieur ?
- Karl Benz, j'ai inventé l'automobile. Je voulais savoir, ils peuvent parcourir quelle distance, d'une traite, sans ravitaillement ?
- Baaaaaah, j'sais pas, faut voir, sachant qu'ils marchent à peu près à 5 km à l'heure, qu'ils se ravitaillent environ 3 ou 4 fois par jour.... Et que toutes les 16 heures, environ, faut qu'ils se reposent 8 heures, sinon il sont plus très opérationnels. Et encore, hein, s'ils font des efforts, faut rallonger la période de recharge des batteries.
- Pardon ? Je voudrais pas avoir l'air de critiquer, mais maintenant les voitures dépassent tranquillement les 200 km/h, avec un plein tous les 15 jours environ ! On risque pas d'aller très loin à dos d'Adam !... Et sinon, pour l'entretien, y a des impératifs ?
- ... Y a la p'tite vidange à faire plusieurs fois par jour, et la grosse vidange, ça pour Adam c'est une fois par jour minimum c'est vrai, mais pour Eve j'ai amélioré le truc, elle peut rester 3 semaines sans la faire, mais ça joue sur son humeur un peu, et par contre la petite vidange, c'est 2 ou 3 fois plus souvent qu'Adam...
- Vous rigolez ?! Sur les voitures excusez-moi, mais c'est tous les 15000 bornes ! Vous imaginez, une voiture qu'il faut arrêter à chaque station pour faire la vidange, remplir le réservoir, changer les filtres, masser les pneus, la laisser 8 heures dans le noir et le silence... et tout ? Bonjour le bordel pour partir en vacances !!"


Rires de l'assemblée. Vexation immédiate du Tout-Puissant.

"- Très drôle, monsieur Benz, mais les Palmade d'Or c'est la semaine prochaine.
- A Cannes, c'est ça ?
- QUESTION SUIVANTE !
- Oui bonjouuuuur, Jef Raskin, créateur du Macintosh. Vous vous souvenez ? Vous vous étiez marré quand j'avais présenté mon projet, il y a quelques années, mais depuis on a pas mal bossé, et ils sont plutôt bien, nos trucs. Y en a un maintenant qui s'appelle IPhone, et sans déconner, il fait des trucs chouettes. On peut aller sur internet, prendre des photos, connaître son itinéraire en voiture, écouter de la musique... ah bah oui, évidemment on peut aussi téléphoner avec, j'oubliais, hi hi !
- Y a une question qui vient ou c'est juste pour frimer, là ?
- Oui pardon. Ma question est la suivante : avez-vous apporté quelques mises-à-jour à vos créations, deux/trois updates un peu funky, genre il capte les radios ondes-courtes ?
- Heu baaaaaaah. Ils transforment les aliments en caca.


Stupeur. Silence mêlé d'incrédulité face à la situation, et de profonde empathie à l'égard du Divin.
Oserait-on dire qu'un ange passât...

- Nan mais attendez ! J'ai pas besoin de "mettre-à-jour" l'homme, bordel ! Il est parfait ! IL PENSE !!! ET OUAIS MES LOULOUS ! IL EST INTELLIGENT ! ILS SONT INTELLIGENTS VOS GADGETS, A VOUS ?! BAH LE MIEN IL COGITE !! IL RAISONNE !!! ADAM, VAS-Y DIS UN TRUC !
- J'ai froid. Et j'ai mouillé ma feuille."


Retour au Paradis.

"- Alors ? Ca s'est bien passé ? File-moi la coupe, je vais la...
- TA GUEULE, GABY ! Convoque-moi les autres ! Même le p'tit tout rouge d'en bas ! Brainstorming dans mon nuage dans 10 minutes ! J'vous ai laissés vous la couler douce en toge et escarpins pendant des millénaires, et voilà où on en est ! J'PASSE POUR UN CON DEVANT MES PROPRES CREATIONS QUI CREENT MIEUX QUE MOI ! ALORS ON SE SORT LES DOIGTS DE SES SAINTS ORIFICES, ET ON SE REMET AU BOULOT !"


Réfléchissons une minute. Vous êtes Dieu. Vous savez ouvrir en deux la mer. Faire pleuvoir des chardons ardents. Inonder la Terre quand les humains vous saoulent. Vous pouvez créer l'Univers...
Sérieusement, vous créez un truc aussi moisi que l'être humain ? Un truc qui fonctionne mal, qu'on sait pas réparer quand c'est cassé, qu'est pas capable de courir plus vite qu'un chien, qu'a envie de dormir 3 fois par jour ? Et surtout, vous vous faites chier à réfléchir aux organes, à tous les p'tits os qui tiennent tout ça, aux veines, aux muscles, aux tendons, aux dents ? Vous pouvez créer ce que vous voulez et le faire fonctionner comme vous voulez : vous vous galérez à faire un truc aussi compliqué que l'humain ? Pour qu'au final il soit même pas si performant que ça ?
On a trop froid l'hiver, trop chaud l'été. On est malade tout l'temps, on supporte ni la pluie, ni le vent, encore moins la neige... ON EST TOUT NAZE, COMME CREATION DIVINE !!! Y a trop pas d'quoi se vanter d'être le créateur d'un truc aussi inadapté à son environnement que nous !!
Dieu a créé l'Homme à son image. Bah putain c'est folichon ! Ou alors, si ça se trouve Dieu c'est pas un manuel. Il est p'têt nul en bricolage. Genre le concept est pas idiot, mais il aurait dû se faire assister pour le montage.
Tout ça pour dire que si un dieu il y a (ce que je ne me permettrai ni d'affirmer, ni de contester. Ce serait comme de dire "les extra-terrestres n'existent pas" juste avant de se faire kidnapper dans une soucoupe volante. T'as subitement l'air très con avec ton scepticisme et ta sonde anale), si un dieu il y a, donc, bah plus les années passent, et moins j'arrive à me laisser convaincre qu'il est notre créateur.
Second argument qui me fait tiquer. L'intervention divine est appelée bien souvent "miracle" (en général par de vieux illuminés, facilement reconnaissables à leur regard rond et bovin, leur dégoût du mot "sexe", et leurs incessants couinements haineux envers les adeptes des autres religions, et des autres couleurs de peau). Le miracle, c'est Dieu qu'a fait un truc. L'aveugle voit : miracle. Le paraplégique marche : miracle. Le mort renaît : miracle (ou zombie, auquel cas évitez de vous en approcher s'il marche doucement vers vous en marmonnant : cerveauuuuuuu). Je suis à la bourre au boulot, mais le boss est plus à la bourre que moi : MIRACLE ! Merci Dieu, cômême t'as la class quand tu t'y mets.
Mais attention ! N'est pas appelé officiellement miracle qui veut ! Il y a enquête, longue, méticuleuse, par des experts et tout. Des scientifiques (qui donc ne croient pas en Dieu, et qui doivent bien se marrer). Pour que l'intervention de Dieu soit reconnue, il faut que toute explication scientifique soit écartée sans équivoque, car Dieu se fait pas chier avec la science ! S'il veut faire marcher un cul-de-jatte, il fait "POUF", et le tour est joué ! Manquerait plus qu'il s'emmerde à donner une explication rationnelle à ses super-pouvoirs divins, non mais ! Et donc, s'il n'existe AUCUNE explication à une statue qui pleure du sang par les oreilles : OK c'est une intervention de Dieu, on signe on valide, et personne ne se pose la question de savoir pourquoi Dieu gâche ses pouvoirs magiques à faire des tours de passe-passe, alors qu'il y a QUAND MEME des trucs un peu plus urgents sur Terre que faire de l'esbroufe avec des vierges en plâtres. En revanche, si la moindre explication rationnelle et scientifique est découverte, c'est direct la porte, affaire classée, foutez la paix à Dieu, il est pas passé par-là.
Et donc, mon interrogation est la suivante : la création de l'univers, la naissance de la vie, l'évolution des espèces, et la naissance de l'Homme... tout cela n'a-t-il pas été clairement expliqué, démontré et prouvé scientifiquement ? Le Big-Bang, on sait. La Terre, on sait. Les molécules, Hydrogène, Oxygène, BOOM, les microbes, les larves, les poissons, les dinosaures, les singes, les mammouths, Lucy, Rahan, McDo.... Tout a été expliqué à l'aide de la science, de la recherche, de la physique, auxquelles j'ai jamais bité une seul mot, nan ?
.............
Mais alors... Cela voudrait-il dire que... bordeldemerd', CE N'ETAIT PAS UNE INTERVENTION DIVINE ?!?! Les archevêques et autres cardinaux seraient en droit, aux vues des expertises effectuées, de décider de ne plus accorder le crédit de la création de l'Univers à Dieu ! Bon évidemment après faut assumer de passer pour de gros débiles, mais, dans un souci de vérité envers leurs milliards de fidèles, je pense que les différentes religions seraient prêtes à prendre leur responsabilités, nan ?...
Selon les écritures chrétiennes, Dieu savait faire pleins de trucs de ouf. Raser des villes, transformer des gens en statue, dompter des baleines... Même son fils connaissait quelques tours qui en jetaient pas mal aux banquets : multiplier les pains, taper le 100 mètres à la surface de l'eau, et même RESSUSCITER ! Sans déconner c'est pas rien, ça ! "OK, là j'suis mort, mais attends, donne-moi trois jours, le temps que je reprenne un peu mon souffle, et tu vas voir, j'vais cartonner mon come-back, un truc de ouf !".
Mais pour la création de l'univers, si ça se trouve, c'est que d'la frime ! En fait il s'est peut-être dit : "Si je dis qu'c'est moi, et que juste après je fais pleuvoir des grenouilles, bah ils auront pas les couilles de m'contredire".
D'où la célèbre phrase, très prisée des hommes en robe noire qui veulent pas répondre aux questions : "Heureux les simples d'esprit, car le royaume des Cieux leur est ouvert". Dans la cité d'à côté, ça se traduirait par : "Cherche pas l'embrouille, et y aura pas d'malaise".
Quoi de plus imparable que "attention, réfléchir, c'est t'éloigner de ton créateur", pour faire en sorte d'être suivi aveuglément ? Quoi de plus pratique pour répondre à toutes les questions que "Chuuuuut. Dieu n'aime pas qu'on pose des questions. Souviens toi de Saint Thomas, il ne croyait pas aveuglément, résultat il s'est gelé les couilles dans la flotte alors que tout ses copains faisaient un foot à la surface".
Alors tu fermes ta gueule, et tu mets ton cerveau en mode pause, puisqu'il est indésirable au royaume des chérubins. Ce qui m'amène à une autre interrogation : Le seul truc dont Dieu pourrait être fier, c'est le cerveau humain. Ca c'est chiadé comme boulot ! Là on tape dans la création d'exception ! Et bah nan. Comme dépassé par sa propre création, plutôt que de lui dire "Vas-y mon pote ! Les possibilités sont illimitées avec ce que je t'ai mis dans le crâne ! Pense ! Pense ! Fais-toi pêter la boîte crânienne à force de réfléchir ! Et découvre le secret de la Vie !"
Et bah nan. Même pas. "Heureux les simples d'esprits..." C'est tout ce qu'il aurait trouvé à nous faire faire de notre cervelle... Pense pas, sinon t'es plus des nôtres. Ce qui revient à dire quand même, si t'es des nôtres, c'est que tu...

Alors après, quand on dit que les croyants sont des crétins, je vois pas pourquoi on se fait insulter : C'EST DEMANDE DANS LE NOUVEAU TESTAMENT ! On les encourage noir sur papyrus à réfléchir le moins possible !! Du coup si on dit qu'ils sont idiots, bah c'est presque un compliment, une récompense pour leur foi.

On peut pas avoir l'amour du Seigneur et le respect des dialecticiens, faut choisir.
Par KEFK
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Jeudi 20 novembre 2008 4 20 /11 /2008 23:25



Vous êtes sur une île déserte... Nan c'est pourri.

Vous apprenez qu'il ne vous reste plus que quelques jours à vivre... Mouais nan, pas mieux.


VOUS ÊTES LE DERNIER ÊTRE VIVANT A LA SURFACE DE LA TERRE !


Là, ça tape, et c'est crédible à mort. Bref, vous savez, sans aucun doute, qu'il n'y a plus que vous. Seul. Abandonné. Sans aucun espoir de procréation. La fin de toute vie arrivera après votre mort. Et en plus, y a plus d'électricité. Plus de télé, plus de jeux vidéo, le monde le plus pourri imaginable. Plus aucune chance d'éprouver quelque plaisir que ce soit.

Que faites vous ? Vous vous gavez à fond des ressources qui vous restent (bouffe, eau potable, drogue...), et vous faites les trucs les plus dingues et dangereux possibles histoire de kiffer jusqu'à plus soif ? Ou alors vous vous rationnez, comme en temps de guerre, vous restez sérieux et sain, pour faire durer au maximum votre condition merdique et désolante, dans un trip complètement gothique, à pleurer sur la misère qui est la votre ?

Ouais, j'aurais dit pareil moi aussi.


La planète est un gros sac de bonbons que l'on pille, comme s'il ne nous appartenait pas, avant que le véritable propriétaire ne revienne le prendre. On se gave, on pioche à grandes poignées, depuis des millénaires.


L'eau n'est pas une ressource renouvelable ? N'a fout', je fais couler des centaines de litres par jour pour me laver les pieds et faire des shampoings à l'huile de testicule d'ours qui rendent mes poil pubiens doux et soyeux. Le climat se réchauffe because nos centrales électriques ? Kessapeu m'faire, chez moi c'est Versailles, éclairé jour et nuit, huit ampoules de 100 Watts dans chaque pièce, pas les économiques, elles éclairent pas assez au début c'est chiant d'attendre qu'elles chauffent. Entre 10 et 20 appareils électriques qui font du bruit, ou des loupiottes rigolottes, branchés en permanence, pour amuser mon quotidien de riche parasyte. J'ai plus faim ? Hop ! Les trois quarts de mon plat de sushis au thon rouge-que-c'est-une-espèce-en-danger-mais-que-franchement-c'est-trop-pas-mon-problème-je-kiffe-trop-la-bouffe-japonaise, fraîchement pêché, A LA POUBELLE !


Et c'est comme ça depuis que l'Homme, dans son éblouissante toute-puissance, à compris qu'il avait une chance de devenir la race dominante. Pour ainsi-dire, depuis le début du début, on a niqué l'éco-systême, comme si on était pas chez nous. Les pieds sur la table, à péter dans nos propres draps, à s'essuyer la bite dans nos rideaux, et laisser la porte du frigo ouverte.


Le très jouissif "éveil des consciences" se fait depuis quelques années. "Par Saint-Père Lachaise !! Mais QU'AVONS-NOUS FAIT ?!? Etions-nous aveugles pour ne pas voir que le canapé sur lequel nous essuyions (si si, c'est la bonne orthographe) nos souliers crottés ETAIT A NOUS ?!? Que maintenant il est tout beurk, et que si on s'assoie (là par contre pour la conjugaison j'suis pas sûr) dessus, bah on va se salir ?!? GODDAMNED, fussions-nous égarées, pauvres brebis de nous, que nous eûmes la folie mutilatoire de dévaster Mère Gaïa inorpotunément !!!!"


Rédemption, pauvre ère. Change tes habitudes, et la Terre tu sauveras.


Heu.... ok, ouais. Nan nan, c'est pas con c'que tu dis, mais heu..... et si j'ai envie de dire que la Terre... bah c'est pourri ?... J'peux ?


6 % de la population mondiale détient à elle seule plus de 59 % des richesses que cette planète nous a offertes. Les décisionnaires de ce monde, puisque leur métier est de décider des trucs, on décidé que dépenser 50 fois plus d'argent dans l'armement militaire que dans les dépenses de santé ou de bien communautaire, était une BONNE décision, puisque ce sont eux qui l'ont décidé. Sur des plateaux télé, dont l'énergie dépensée en éclairage pour un "prime" équivaud à trois mois d'électricité pour un petit village, on nous demande, le regard triste, les trémollos dans la voix, de ne pas laisser la télé en veille la nuit, parce que ça réchauffe la planète, et ça fait dériver les ours polaires qui n'aiment pas faire du surf sur la banquise fondue. Une vingtaine d'un pourcentage bien déprimant de la population mondiale crève de faim, ou de soif. Nous sommes tous d'accords pour dire (sauf les 6 % de connards sus-mentionnés) que la vie est dure, moins marrante que veulent nous le faire croire tous ces films qui nous détournent, pour 10 euros qu'on n'a plus les moyens de s'offrir, de la triste réalité qui fait notre quotidien.


NOTRE TERRE CHERIE EST UN IMMONDE CAILLOU (chou, hibou... ouais j'ai bon) OU IL NE FAIT PAS BON VIVRE !


Tout espoir de voir les riches sortir de leur confortable égoïsme, et regler une fois pour toutes le problème de la pauvreté dans le monde, est vain. Tout rêve de voir se mettre en place le même système d'acheminement du pétrole pour apporter eau et irrigation à ceux qui vivent dans ces paysages craquelés qui font jolis en photo, mais qui font crever des enfants, est une innaccessible utopie.

Des crétins se battent toute leur vie pour faire en sorte qu'il reste, au mieux, 5 ours dans les montagnes, 3 loups dans la Toundra, 1 poisson à deux têtes dans les gorges du Vercors, et une famille d'amîbes folytoronquales essentielle au développement de l'algue paliodériste qui, peut-être un jour, soignera les infections urinaires mieux que le Bleu de Méthylène.


SANS DECONNER !!! Personne ne voit qu'on a l'air con ? Y en a pas un, au milieu de tous ces "espérants" qui s'agitent dans le vide, pour dire : "Nan mais... te fatigue pas, hein... c'est bien c'que tu fais, si si, c'est courageux, mais heu.... c'est trop tard, là. Faut arrêter maintenant. Va te reposer, prends un p'tit relaxant... Regarde le coucher de soleil, avec la pollution ça fait un joli rose/oranger, tu vas voir c'est magnifique."


Il reste à sauver quoi ? Cette prison qui fait souffrir tant de monde, pour que si peu puissent jouir d'un système qui exploite, écrase, et s'enrichit du malheur des masses ? La sacro-sainte NATURE, dont l'inéluctable pourrissement va nous plonger dans des siècles de souffrance ? La planète se réchauffe depuis maintenant assez longtemps pour que, trankilou, en suivant cette courbe de croissance pépère, elle nous fasse gentiment profiter des ses dérèglements climatiques, et de toutes les réjouissances qui vont venir avec (j'ai jamais vu de cyclone, ça peut être chouette dans la région). Sauver qui ? Les bébé-phoques, qui de toute façon n'auront bientôt plus de banquise où dormir ? TU VEUX SAUVER QUOI AVEC TA BANDEROLLE, ABRUTI ! On s'est créé LE PIRE des mondes sur lequel passer ses vacances, même courtes. Alors moi je dis... et ça n'engage que moi, hein. Quitte à ce que ça ne soit plus récupérable...


Bah on défonce tout.


Comme une vieille bagnole qu'on emporte à la casse. On fait du cross une dernière fois, histoire de profiter. On s'en fout d'toute façon elle est pourrie. Quitte à faire agoniser un monde, autant ne pas avoir la cruauté de faire durer les choses trop longtemps.

Parce que ta voiture, si tu décides de la réparer à chaque fois qu'un voyant s'allume, OK elle va tenir encore, peut-être même longtemps, mais elle est quand même pourrie. T'aimes pas la conduire. des fois tu te dis que tu préfèrerais aller à pieds, tu espères qu'un platane va venir mettre un point final à ses souffrances, et par la même occasion aux tiennes. T'en veux plus, de cette bagnole, et tu sais qu'elle veut plus de toi non-plus. Elle t'aime pas. Tu t'es mal occupé d'elle, quand elle avait besoin d'entretien, tu la faisais rouler quand même, en te disant qu'il serait toujours temps plus tard de l'emmener en révision. Du coup elle te hait, et elle va t'en faire baver, jusqu'au moment (qu'elle aura choisi pour que ce soit vraiment pas DU TOUT le bon moment pour toi) où elle te plantera, en pleine nuit, sur le bord de l'autoroute. Ce sera fini, elle t'aura même pas emmené là où tu voulais. T'as l'air con avec ta caisse pourrie, à te dire que t'aurais dû la traîner une dernière fois au terrain de cross d'à côté pour faire des cascades de ouf.


Arrêtez de me bassiner avec l'économie d'énergie, vous pompez la mienne. L'énergie sur cette planète, c'est pas ce qui manque, mais elle est de toute façon utilisée à faire des conneries. Arrêtez de relacher des ours dans les Pyrénnées, c'est plus chez eux, et quand ils tombent d'une falaise, vous avez l'air con à vous être battu pour rien. Arrêtez de me gonfler avec les espèces menacées, au moins elles auront la chance de pas assister à l'apocalypse qu'on réserve à celles qui restent. Arrêtez de nettoyer les plages polluées, si y a du goudron, au moins y aura moins de touristes qui viendront polluer. Ouvrez vos robinets à fond, allumez toutes les lumières, rajoutez des ampoules sur la tour Eiffel la nuit, c'est beau et ça aidera à accélérer le processus. Achevez cette planète agonisante et hostile à l'Homme. Pitié pour elle, pitié pour tous ceux qui y souffrent. Qu'on en finisse. On n'aura que ce qu'on mérite. Mais tous les autres ne méritent pas qu'on fasse durer cette vaste mascarade qu'est la vie sur la Planète Hommes.


Euthanasiez moi tout ça, appuyez tous en même temps sur le bouton rouge, and let it burn, burn, burn...


Et quand je pense qu'en plus, y a encore des cons pour faire des mômes, ça me met hors de moi...

Par KEFK
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Lundi 25 août 2008 1 25 /08 /2008 19:53
Une vengeance trop prompte n'est plus une vengeance ; c'est une riposte


Résumé des épisodes précédents


Lors d'une soirée-charrette -entendez par-là une bonne partie de la nuit passée seul au boulot, alors que tout le monde, y compris le boss, qui vous a donné un travail considérablement urgent, mais a dû s'absenter pour assister à une quelconque pièce de théâtre, est parti depuis longtemps-, Superjean attendait patiemment que la boîte de conserve qui lui sert de presse finisse sa sieste et se décide à lui sortir les 3 pauvres créas qu'il avait pompées sur un vrai graphiste freelance, qui avait eu la mauvaise idée d'afficher son travail sur Internet. A bon entendeur...

Gros "bref".

A côté de la salle des machines, il y a un bureau. Et dans ce bureau, il y a un "nouveau". Embauché depuis quelques semaines, il fait partie des rares hommes de l'entreprise, et de la catégorie encore plus rare de ceux qui ne parlent ni voitures, ni sport, ni "Nouvel écran LCD de ouf avec des contrastes t'y crois même pas tellement c'est beau" dont je n'ai jamais rien eu à carrer, même sous acide. Un mec doté d'une sympathie laissant présager qu'il aurait assez d'humour pour comprendre que quand je m'ennuie, il faut bien que quelqu'un en pâtisse...

J'ai donc profité de mon attente pour vider sur son fauteuil de bureau le contenu de la perforeuse. Quelques centaines de petits confettis répartis pour que ce soit un peu relou à ramasser. Rien de bien méchant. Avec juste une petite touche de challenge, un post-it sur son clavier : "Si tu trouves la réponse à l'énigme "Mais putain pourquoi ça marche pas ?", tu gagnes !"
La cellule de sa souris ayant été soigneusement masquée par du ruban adhésif estampillé "gagné !", là non-plus, il n'y avait pas de quoi fouetter un ornithorynque, pauvre bête...

Bien évidemment, je m'attendais a une riposte. Ce que ce cher Confucius n'avait pas prévu, c'était l'escalade...

Le lendemain, je trouvai une longue lettre sur mon bureau, pleine d'engouement, transpirant la même excitation que lorsqu'on joue à Guitar Hero pour la première fois. En résumé, ma victime m'expliquait que je ne savais pas dans quel engrenage je venais de coincer mon doigt. Ancien moniteur de colonies de vacances, il avait presque co-écrit le Missel de la Farce qui Tache, et qui Fâche. Sa prose me remerciait quasiment d'avoir "ouvert le bal", tant il était clair qu'ouvrir une boutique de farces et attrapes devait être son ambition première, étant jeune. Mon "défi" était relevé, la joute allait commencer. La lettre était signée "Lux L. Joker"... En plus il s'inventait un personnage... Le contrôle de la situation m'échappait déjà...
En guise de premières hostilités, il avait simplement, presque timidement, affublé ma statuette de Superman d'un masque souriant, comme pour me prévenir qu'il allait frapper là où ça allait faire mal.

Fort heureusement pour moi, la semaine fut chargée en heures supplémentaires. J'avais toutes mes soirées pour réfléchir et exécuter mes coups-bas. Le soir-même j'en profitais donc pour lui expliquer par écrit que s'il se prenait pour un erzats de Lex Luthor, il devait lui aussi être, comme son modèle, un gaucher contrarié. Par bonté d'âme, j'ai donc interverti tout son bureau pour qu'il s'y sente mieux. Tout était parfaitement rangé, mais à l'envers. Sorte de miroir de ce qu'était son espace de travail avant. Sachant qu'il a un bureau d'angle assez grand, j'étais plutôt fier de moi.

Le crime ne prenant jamais de repos, mon nouvel ennemi est allé jusqu'à venir au boulot un dimanche pour répondre à mon geste. Des heures durant, il a méticuleusement découpé des centaines de petits papiers, chacun portant une inscription piochée dans le registre du "Arf arf", ou juste sa signature criminelle, et les a répartis, collés les uns à côté des autres, pour finalement recouvrir l'intégralité de mon bureau. Premier indice d'un esprit psychotique à tendances meurtrières...






Bien que désarçonné par le choc de découvrir que je travaillais à côté d'un potentiel tueur en série, je me devais de répondre. Mais j'avais pris le parti d'être le gentil de l'histoire.

Il voulait la guerre, j'allais lui apporter la paix.

Toujours par souci de bien faire, et de prendre soin de son matériel, la veille des vacances, j'ai plastifié, sous vide, à la machine, chaque objet de son bureau ; téléphone, clavier, dossier, courrier, règle, agenda... chaque stylo de son pot à crayons était sous vide individuellement, puis le tout était ré-empaqueté par dessus, afin qu'aucune de ses affaires de prenne la poussière durant les 3 semaines de vacances. Encore une bonne action qui allait m'ouvrir les portes du Paradis, et lui apprendre que la violence et la haine de sont pas des réponses à ses blessures.

Le crime ne prenant décidément jamais de repos, j'ai appris, pendant mes vacances, par mon patron lui-même, qu'une surprise m'attendait à mon retour. Mon Nemesis était venu pendant ses congés payés, une journée entière, pour éxecuter son chef d'œuvre criminel. J'ai découvert, en ce lundi de rentrée, que l'imagination d'un esprit malade n'a aucune limite...

Abasourdi, incrédule, désarmé, j'avais devant moi l'ingéniosité machiavélique à son paroxisme.

Il avait "entoilé" mon bureau d'une toile d'araignée géante. Pas de ces fausses toiles qu'on trouve dans les magasins, en coton non-tissé, non non, il avait lui-même noué une corde, en forme de toile, fil par fil, parfaitement parallèles, comme si Spider-Man lui-même avait eu la pire des gastros à mon plafond. Un travail de Titan, pendant 9 heures ininterrompues... Ramasse ta mâchoire, tu vas gober les mouches...











































A la liste des grands actes criminels, il y aura eu le 11 septembre, le casse de Nice de Spaggiari, l'élection de Bush, la Star Academy, l'éviction de Jean-Bernard à Koh Lanta, et désormais l'entoilage de mon bureau.

C'est toujours avec une pointe d'admiration que l'on regarde naître un grand criminel, mais là, en toute franchise, non-seulement j'ai perdu une très grosse bataille, et je ne sais pas comment je pourrais mettre la barre plus haut...

mais en plus
...

j'ai peur...
Par KEFK
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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /2008 20:20
A ces couples qui n'ont pas permis que le Drapeau, ou l'Eglise, leur interdise d'être heureux. A ceux qui n'ont pas laissé le poid des menaces leur faire courber la tête. A ceux qui ont compris que la Moralité n'était que le pléonasme de la peur, et à tous ceux qui les ont soutenus.

Quel plaisir peut-on retirer de la destruction ? Qu'est-ce qui fait en sorte que l'on puisse éprouver une réelle satisfaction à faire tomber ce qui a été construit ?



Il était une fois un mur. Un mur solide. Planté. Se dressant, de toute son insolente puissance, entre l'Homme et la Liberté. Plus solide que cette saloperie, on n'a pas fait. Construit d'un alliage de lois stupides, d'à prioris fascistes, d'une pelleté de nature injuste, et ferré de la base au sommet par un Dieu dont les voies, non-contentes d'être impénétrables, se vantent de s'acharner sur les innocents.

Alors, au milieu du parterre formé par la foule, qui a oublié depuis bien longtemps que derrière ce mur, il y a le ciel, l'horizon, l'humanité et l'amour, et qui regarde, assise, docile, le béton qu'on leur impose comme paysage, quelle indescriptible fascination de voir se lever deux personnes, de surcroît deux personnes parmi les plus préciseuses de notre vie. Les regarder avancer vers cette abomination, le regard fixe, sans rien dire, sans se soucier s'ils vont être suivis ou hués, chacun une masse dans la main. Debout, face au mur. A peine se lancent-ils un dernier regard. Ils n'ont même pas besoin de chercher le courage dans les yeux de l'autre. La quintessence de la détermination.


Et ils commencent à frapper.


Parce qu'ils ont compris. Parce qu'on a beau leur dire que c'est peut-être pas la meilleure des idées, ils savent que s'ils ne voient pas ce qu'il y a derrière ce mur, rien ne vaut d'être vécu. Alors au milieu des coups, à force d'entendre le choc du métal sur le béton, certains esprits sortent de leur coma. Le "Mais qu'est-ce qu'ils sont en train de faire ?" laisse place peu à peu à l'admiration. Des cris d'encouragement se font entendre. Quelques-uns se lèvent pour applaudir, d'autres se contentent, superstitieux, de croiser les doigts en priant pour que tout se passe bien. On n'entend de moins en moins les "Mais vous êtes fous ?! Arrêtez pendant qu'il est encore temps !". Peu s'en foutent. Entre eux, les "spectateurs" y vont de leur commentaire, de leur opinion, de leur pronostic.

Le mur tient bon. Il resiste de toutes ses pierres. Certains éclats de roche arrivent même à blesser au sang. Les mains souffrent, les bras fatiguent, le découragement tournoie au dessus de ses victimes. Peut-être les cris de la foule, derrière, ont-ils réussi le faible exploit de redonner un peu de courage. Toujours est-il que les coups ne cessent pas. Plus la roche est dure, plus la frappe se fait violente. Et plus les bravos se font entendre. Une masse compacte s'est formée autour des deux héros. Rien ni personne ne doit les détourner de leur objectif. L'enjeu est désormais trop grand. L'espoir est maintenant presque palpable, tant il est solide.

Jusqu'à la première pierre qui tombe. Le premier rayon de ce soleil, qu'on n'espérait plus, perce, et vient frapper les yeux et les visages.

"Ils vont réussir. Putain ils vont le faire."

La lumière est si forte que certains yeux larmoient déjà. Les derniers coups résonnent seuls, au milieu du silence respecteux, admiratif, presque incrédule, qui s'est installé parmi les badauds. Le mur a abandonné tout espoir de victoire. Les pierres se laissent chasser une à une. Ce titan, dont l'ombre impressionnait tant, semble désormais fait de carton, et n'offre plus aucune résistance. Il semble maintenant presque accueillant, éclairé par la lumière aveuglante qui le traverse.

Ils sont seulement deux à passer de l'autre côté des ruines. Ils ont détruit ce mur seuls. Ils sont seuls méritant à pouvoir traverser cette frontière. Tout au plus pourrons-nous nous éclairer un peu à la lumière de leur auréole victorieuse. On les regarde partir, on attend le récit de ce qu'ils vont découvrir "là-bas". Les restants se regardent entre-eux, les yeux humides, un lien s'est tissé entre ceux qui ne se connaissaient pas. Tous profitent de ce nouveau soleil pour se réchauffer. L'exploi accompli n'a pas seulement détruit un mur, il a construit un pont. Répercution agréablement inattendue.

On agîte une main, en tenant celle de son voisin avec l'autre...

Tristesse mêlée de joie, de fierté, de soulagement, d'admiration, et d'amour infini.

Il n'ont pas abattu ce mur. Ils l'ont pulvérisé. Jamais destruction d'un édifice n'aura été plus belle à voir.
Par KEFK
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Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /2008 09:23
Le phénomène bien connu de l'homme qui cherche ses lunettes alors qu'il les a sur le nez peut prendre plusieurs formes. La réponse aux énigmes qui nous torturent l'esprit est bien souvent plus proche, plus visible, qu'on ne le pense.

Depuis quelques jours, je cherche inlassablement l'explication psychologique d'un rêve étrange que j'ai fait.
Je parcoure une route familière, à moto, à la tombée de la nuit. Ca pourrait être class, si je n'étais pas nu comme un nourrisson.
Début du sentiment de gêne.
Je suis à la recherche d'un endroit un peu isolé, à l'abri des regards, pour soulager une envie pressante. Le gros problème, c'est que dès que j'essaie de faire pipi, mon urine attire invariablement trois aigles, format mutant, entre 50 centimetres et 1 mètre de hauteur, tous trois coiffés d'une perruque blonde, qui avancent alors vers moi l'air menaçant. Bien-sûr que c'est drôle, mais mon sentiment d'oppression n'en est pas moins dérangeant sur l'instant.

J'ai cherché, posé des questions, "introspecté" à tout va, pour trouver une explication psychologique à cette étrangeté. Persuadé que c'était un avertissement de mon esprit, d'un danger imminent qui menaçait ma psyché. Rien. A part le fait qu'être nu dans un rêve est la traduction d'un sentiment de vulnérabilité, mes investigations ne m'expliquaient ni la présence des aigles, ni le pourquoi de leur perruque, ni la raison pour laquelle mon urine était le signal rassembleur pour qu'ils viennent me coller les miquettes avec leur regard menaçant.

Jusqu'à ce matin.

Il est 8h30 au moment où l'illumination a lieu.
Je suis en train de m'adonner à mon premier pipi du matin, lorsque derrière moi, mes deux petites têtes blondes lancent les hostilités.
"Papaaaa, Antoine y veut pas m'rendre la tétine et Tchoupiiiiiiii !", et Antoine de répondre en hurlant "T'oupi ma pas 'a tétine à 'ahentine !".
J'essaie de pivoter pour garder un semblant d'intimité alors qu'ils font le tour de chaque côté de la cuvette, pour m'exposer le contexte de leur nouvelle guerre, et plaider chacun leur cause. Tout en tentant de finir ce que je suis en train de faire, sans inonder le carrelage, mes pieds, leurs chaussons, et le dernier exemplaire de Closer dont je n'ai pas fini le jeu des 7 erreurs. La colère monte, les décibels aussi. Sophie dort, c'est son seul matin de repos de la semaine. Faire en sorte qu'elle ne soit pas réveillée. Arranger les choses, vite, dans le calme, ne pas pisser à côté, merde j'aime pas quand ils me parlent alors que je me tiens l'objet du délit qui a servi à la confection de ces deux monstres.
"Antoine rend Tchoupi à Valentine, c'est son doudou. Valentine c'est pas ta tétine, la tienne est rose et celle-là est bleue. Je m'en tape que tu la trouves pas, tu prends pas celle de ton p'tit frère."
Antoine entreprend d'accepter les négociations et rends alors Tchoupi à sa soeur. Erreur de calcul de ma part.
"MERDE NAN LUI PASSE PAS MAINTENANT DEVANT PAPA !!!!"
Là tu bloques le débit. Brûlure au 64eme degré de toute la zone ziziène. Tchoupi n'est pas mouillé, tout va bien.
Problem solved.
Et pourtant ils restent, alors que tu essaies de finir. Tu as beau leur dire que c'est bon, ils peuvent partir, qu'on ne dérange pas les gens quand ils sont aux toilettes, que merde putain ça va, là, t'as bien le droit d'avoir une minute de paix dans la journée, ils sont en mode "j'entends pas". Valentine te tend même le rouleau de papier. Tu te fends d'un "merci" qui glacerait instantanément la chambre à partouzer de Satan en personne. Tu finis ton buisness, et tu sors.
Tension artérielle : frise le 19.4. Tu voulais juste faire pipi. L'explication des aigles ariens t'arrive alors claire comme le cristal. Tout à coup tes deux enfants ont un air de rapaces que tu ne leur avais jamais vu jusqu'alors...
Le troisième aigle, me direz-vous ?
Cette révélation matinale m'a permis de découvrir son identité en faisant une petite rétrospective de mes passage à l'urinoir. J'ai ainsi découvert que c'est en général l'instant que ma douce et tendre préfère pour me poser toutes sortes de questions existentielles. Morceaux choisis : "T'as d'mandé à ta comptable pour le papier des impôts ?", "T'es oùùùùùùù ?", "Oh naaaaaan, j'avais enviiiiiiie !!", "Tu sais où est le chausson droit de la poupée violette ?", "Je fais des steaks ce soir ?"...
Moralité, si tu cherches à savoir pourquoi, même dans tes rêves, tu ne te sens jamais en paix, demande à tes gosses, eux ils savent probablement mieux que toi...

J'attends désormais l'ouverture de la chasse à l'aigle-à-frange avec impatience.
Par KEFK
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Dimanche 18 mai 2008 7 18 /05 /2008 00:54
On peut mesurer la bonté de quelqu'un au nombre de gens qui pleurent à son enterrement.
Toute sa vie, on espère qu'on aura un bel enterrement. Par "bel enterrement", on entend "enterrement triste". On espère qu'au moment où la boîte dans laquelle on a rangé notre encombrante dépouille s'avance vers le four, ou s'enfonce dans la terre, les coeurs et les gorges se serreront. Les larmes inonderont les joues, les estomacs se rebelleront contre le dernier repas pris par les innombrables, et inconsolables invités.
N'est-il pas tout à fait absurde d'espérer une ultime preuve que l'on est aimé, au moment où l'on ne peut plus y assister ? D'autant que cela revient presque à dire : "J'aimerais que, sans moi, les gens souffrent." L'ironie de la gentillesse.
La dévotion aux siens revient à se rendre indispensable, au point que notre disparition laisse notre entourage démuni, désorienté, et en souffrance. Vouloir se faire aimer, c'est vouloir finir par manquer à quelqu'un. A un maximum de "quelqu'un" qui, lorsqu'il se souviendront de vous, auront de la peine de vous savoir parti. La douleur de ceux à qui vous manquez est la preuve que vous avez aidé à embellir leur vie. Que votre existence n'a pas été totalement vaine. Mais le résultat en est bien que, par votre faute, ils finiront par souffrir.
Personnellement, j'aurais du mal à supporter qu'on ne m'apprécie pas. Je déteste savoir que je n'ai pas marqué certaines mémoires. Et j'exècre de me dire que je ne suis pas en haut de la liste de ceux dont on peut espérer l'aide en cas de besoin. Je voudrais être indispensable. Savoir que j'ai apporté quelque chose à ceux que j'ai côtoyés. Et au lendemain de mon dernier jour, j'aimerais savoir que la phrase "il nous manque" est sur un maximum de lèvres.
N'est-il pas de plus grand égoïsme ? Existe-t-il une plus grande cruauté que de d'espérer voir souffrir ceux que l'on a aimés ?
Au final, les "invisibles" sont peut-être les plus charitables d'entre nous. Ceux dont on a du mal à retrouver le prénom, ceux qui ont eu la politesse de se faire assez discret pour que leur perte ne fasse pleurer personne, ne fasse souffrir personne.
"Qui est mort ? Mais je le connaissais, moi ?".
"Machin" est mort dans l'anonymat, peut-être, mais au moins, "Machin" n'est pas devenu le couteau qui tourne dans la plaie de toute une famille, de tout un parterre d'amis, auprès de qui "Machin" se serait rendu, égoïstement, trop indispensable. Un vrai gentil, finalement, sera celui qui aura su se faire apprécier, sans se faire aimer. On salue la personne qu'il, ou elle, aura été, on rend un p'tit hommage courtois, et on reprend nos vies.
Celui qui aura bâti, un jour ou l'autre, finira par détruire tout ce pour quoi il a oeuvré avec tant de coeur. Sans même un effort, juste en partant, il pulvérisera les vies des seules personnes qu'il aura essayé, durant toute son existence, et de toutes ses forces, de protéger de la souffrance... Et en plus, ce salopard en ressentira presque de la fierté...
ET APRÈS MOI L'DÉLUGE !!
Par KEFK
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Mercredi 9 avril 2008 3 09 /04 /2008 02:02
On grandit. On passe par plusieurs phases. On traverse différentes épreuves, on vit des expériences, et on se construit comme ça, doucement, timidement.
Dans la vie, chaque décision qu'on prend, jusqu'à la plus petite d'entre toutes, passe d'abord par la case "ai-je confiance en moi ?". La prise de position, la défense de ses opinions, de ses principes, même le fait de s'habiller le matin, son "dress-code" comme on dit, la façon dont on marche, la position qu'on prend lorsque l'on est face à un interlocuteur, le regard, l'intonation de la voix, le sourire que l'on arbore, ou la tristesse qui se lit dans nos yeux... TOUT n'est que confiance en soi.
Je suis "à l'aube de mes 30 ans", comme on dit. J'ai vécu mes expériences, j'ai avancé, j'ai abattu des murs, contourné d'autres, et heurté certains d'entre eux de plein fouet. J'ai mis des genoux à terre, je me suis senti pousser des ailes... Il m'est arrivé de me croire invincible, ou plus fragile que ces fleurs de pissenli, sur lesquelles on souffle sans vergogne, pour les rendre d'un coup laides, nues, décharnées et inutiles. Petit à petit, à force de doutes, de certitudes, de hasards parfois, mais toujours de choix, je suis devenu ce que je suis, sans fierté, ni honte.
Je fais désormais comme tout le monde. Dans la glace le matin, je ne regarde pas l'homme que je suis, je regarde le corps qui me trimballe : la peau, la graisse, les poils, les dents... L'Etre en lui-même ne me préoccupe plus. Je ne me pose plus la question de l'image que j'offre. J'ai trouvé quelqu'un qui m'a accepté, qui m'a demandé de mélanger mes cellules aux siennes. J'ai par voie de conséquence occulté la question qui m'a obsédé durant si longtemps par le passé : "Mais à qui pourrais-je bien plaire suffisamment pour que je n'ai plus jamais à plaire à qui que ce soit ?"...
Rassuré, j'ai alors installé mes confortables chaussons au milieu de ceux qui m'aiment. J'ai gardé un port de tête relativement haut, presque orgueilleux, et j'ai enfin pu me détendre.
Jusqu'à LA rencontre...
Cette personne qui dit tout haut ce que les autres ne pensent que dans votre dos. De ces gens que l'on dit "frais", "spontanés". De ceux qui vous font l'amitié de vous dire, sans aucune véhémence, tout simplement et naturellement, ce qu'ils pensent, à l'instant où ils le pensent.
C'est ainsi que j'ai dû me débrouiller avec un "nan nan, je comprends tout à fait qu'une fille puisse tomber amoureuse de toi quand elle te connait bien..." que j'ai mangé en pleine face alors que je n'avais même pas provoqué la joute.
Voilà, c'est servi brut, nature, sans ketchup ni vinaigrette, et tu n'as même pas besoin de te demander quel est le sens caché d'un tel "compliment", puisqu'il n'est même pas caché. Tu redescends alors brutalement sur terre, et pour la première fois depuis longtemps, tu regardes l'homme que tu es bien en face. Le sous-entendu "au premier abord, t'es quand même vilain" bourdonne encore quand tu vas te coucher, en te demandant si demain tu auras encore l'audace d'imposer aux gens normaux de l'extérieur ton physique si disgracieux. Peut-être pas. Ou alors tu ne porteras plus la tête aussi haut, tu ne seras plus orgueilleux, et tu prieras pour passer le plus inaperçu possible lorsque tu feras l'affront de présenter à la lumière du ciel un être aussi peu engageant que toi. Brutale prise de conscience, "nous ne sommes rien en ce bas-monde, mais toi franchement t'es pire". Médite là-dessus, toi qui pensais que l'age te donnait du charme...
Merci à celle qui s'est bien évidemment reconnue. Merci donc pour ta "fraîcheur", ta "spontanéité", ta franchise, ton respect, ton amitié, et surtout pour faire passer avec tant de grâce et de délicatesse une pilule aussi amer et âpre.
Tyler Durden n'a-t-il pas dit : "On dit toujours qu'on fait souffrir ceux qu'on aime, mais on oublie de dire qu'on aime ceux qui nous font souffrir".
Par KEFK
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Mardi 13 novembre 2007 2 13 /11 /2007 22:57





Bon. Celle-là il fallait quand même que je la raconte tellement ça ressemble à un film avec Christophe Lambert et un lièvre.






Après une journée longue et merdique peuplée de clients aussi chiants que difficiles, moi qui éxecre ET les réunions ET les clients, je rentre chez moi (presque à l'heure) pour ré-attaquer une nuit de boulot tout aussi relou. 21h30 : changement de plan, séjour à l'hosto pour un Antoine très malade. 22h scéance câlin obligatoire pour le calmer une fois rentré, et enfin le coucher pour attaquer le boulot. Un paquet entier de clopes et 3 cafés plus tard, je suis venu à bout de 2 pauvres créas, et j'éteins mon PC pour aller dormir à 4h57 du matin. Même pas j'ai la force de monter, je m'écroule tout habillé sur le canapé du salon et m'endors pour 2 petites heures. Aaaaaah le plaisir d'avoir l'impression qu'on vient vous réveiller alors que vous n'avez fermé les yeux que quelques secondes... Bref. La fatigue, un certain ras-le-bol, me faisaient prévoir une pire journée que la veille, qui valait déjà son pesant de noix de coco. Tout le trajet je l'ai fait avec une boule au fond de la gorge, que s'ils passaient une seule chanson d'Adamo à la radio je jure que j'aurais pleuré.
J'arrive donc au boulot (bien en retard comme il faut, réputation oblige). Juste devant la grille, une des stagiaires court vers moi en criant "Arrêtez-le ! Arrêtez-le !". Bien évidemment je pense à un voleur et je me prépare donc à pleurer en hurlant "ne m'faites pas d'mal je dirai rien". Mais non. Personne en vue. Elle me demandait d'arrêter un p'tit clebs qui se barrait sans sa laisse. Là-dessus le héros en moi se réveille et je chope le chien au passage.
Elle m'explique qu'ils l'ont trouvé en train de gratter à la porte de la boite ce matin en arrivant, et qu'ils recherchent les maîtres pour savoir à qui il est. Et à partir de cet instant, ce Gremlin ne m'a pas quitté d'une semelle de toute la journée. Il a foutu un bordel monstrueux dans mon bureau, a passé la journée à faire chier toute personne qui rentrait, à mordiller mes feuilles, saloper mon plancher, éventrer les poubelles... Le portrait craché de mon fils.

C'était pile ce dont j'avais besoin. Il m'a fait marrer toute la journée, a dormi un peu à mes pieds, m'a balancé des coups de langues dès qu'il en avait l'occasion... Et pourtant j'aime pas les chiens. Dieu sait que j'aime pas ça les bêtes qui se collent et qu'on peut pas calmer.
Et bah là, lui, il est arrivé juste quand il fallait, a été mon poisson pilote dingo et foufou, comme dans les films. Le vieux grincheux qui trouve sa rédemption dans un clébar tout miteux, qui ressemble à rien, qu'est chiant comme une bonne grippe, mais qui le lâche pas d'une semelle tant que ça va pas mieux.

Evidemment le "The End" apparaît sur Jean-Jean qui ouvre la porte de chez lui le soir même, en disant : "les enfaaaaaants, Papa a une surpriiiiiiise"...

Les photos avec les animaux, c'est naze, beauf, ringard, tout ce qu'on veut. Et je suis le premier à le dire. Mais lui, c'est un chien magique, alors je fais ce que je veux.

Par KEFK
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Je suis pas que là...

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